Voici plusieurs citations que vous pourrez utiliser pour réfléchir, disserter ou juste pour le plaisir !
« Mon étrange destinée m’a ravi jusqu’à la douceur que trouvent les malheureux à parler de leurs peines. On croit être plaint quand on est écouté, on croit être soulagé en voyant partager sa tristesse ; je ne puis me faire entendre et la gaieté m’environne. » (Lettre V)
« Les ténèbres succèdent à la lumière. […] Plongée dans un abîme d’obscurité, pourrais-je détourner mes pensées de la lumière de ma vie ? » (Lettre I)
« Tu es le soleil de mes jours, tu les éclaires, tu les prolonges, ils sont à toi. » (Lettre IV)
« Mais quel horrible spectacle s’offrit à mes yeux ! » (Lettre I)
« Les trésors de l'amour me sont ouverts ; j’y puise une joie délicieuse dont mon âme s’enivre. » (Lettre II)
« Tout ce qui m’environne m’est inconnu, tout m’est nouveau, tout intéresse ma curiosité, et rien ne peut la satisfaire. » (Lettre IV)
« Malgré mes tendres inquiétudes j’ai goûté pendant ce voyage des plaisirs qui m’étaient inconnus. Renfermée dans le temple dès ma plus tendre enfance, je ne connaissais pas les beautés de l’univers ; tout ce que je vois me ravit et m’enchante. » (Lettre XII)
« Quoique je n’entendisse rien de ce que [Céline] me disait, ses yeux pleins de bonté me parlaient le langage universel des cœurs bienfaisants. » (Lettre XIII)
« [L'amitié] est le seul asile de l'amour infortuné. » (Lettre XXXIV)
« Comment [les femmes] ne seraient-elles pas révoltées contre l’injustice des lois qui tolèrent l’impunité des hommes, poussée au même excès que leur autorité. » (Lettre XXXIV, 2e édition)
« Ô, mon cher Aza, que les mœurs de ce pays me rendent respectables celles des enfants du Soleil ! » (Lettre XIV)
« Il n’est pas surprenant, mon cher Aza, que l’inconséquence soit une suite du caractère léger des Français ; mais je ne puis assez m’étonner de ce qu’avec autant et plus de lumières qu’aucune autre nation, ils semblent ne pas apercevoir les contradictions choquantes que les étrangers remarquent en eux dès la première vue. » (Lettre XXXI)
« Toutes les femmes se ressemblent, elles ont toujours les mêmes manières, et je crois qu’elles disent toujours les mêmes choses. Les apparences sont plus variées dans les hommes. Quelques-uns ont l’air de penser ; mais en général je soupçonne cette nation de n’être point telle qu’elle paraît ; l’affectation me paraît son caractère dominant. » (Lettre XVI)
« Ces nœuds (les quipos) qui frappent mes sens semblent donner plus de réalité à mes pensées ; la sorte de ressemblance que je m’imagine qu’ils ont avec les paroles me fait une illusion qui trompe ma douleur. Je crois te parler. » (Lettre IV)
« Ne crois pas […] qu’en général les Français soient nés méchants, je serais plus injuste qu’eux si je te laissais dans l’erreur. Naturellement sensibles, touchés de la vertu, je n’en ai point vu qui écoutât sans attendrissement l’histoire que l’on m’oblige souvent à faire de la droiture de nos cœurs, de la candeur de nos sentiments et de la simplicité de nos mœurs ; s’ils vivaient parmi nous, ils deviendraient vertueux : l’exemple et la coutume sont les tyrans de leurs usages. » (Lettre XXX)
« L’impudence et l’effronterie sont les premiers sentiments que l’on inspire aux hommes, la timidité, la douceur et la patience sont les seules vertus que l’on cultive dans les femmes. » (Lettre XXXI)
« Sans avoir de l’or, il est impossible d’acquérir une portion de cette terre que la nature a donnée à tous les hommes. Sans posséder ce qu’on appelle du bien, il est impossible d’avoir de l’or, et, par une inconséquence qui blesse les lumières naturelles et qui impatiente la raison, cette nation insensée attache de la honte à recevoir de tout autre que du souverain ce qui est nécessaire au soutien de sa vie et de son état. » (Lettre XX)
« L'intelligence des langues serait-elle celle de l'âme ? » (Lettre IX)
« Le plaisir d’être, ce plaisir oublié, ignoré même de tant d’aveugles humains, cette pensée si douce, ce bonheur si pur, je suis, je vis, j’existe, pourrait seul rendre heureux, si l’on s’en souvenait, si l’on en jouissait, si l’on en connaissait le prix. » (Lettre XXXVIII)
« Je ne puis t’exprimer […] le désir extrême que j’ai de connaître quelques-uns des hommes divins qui […] composent [les livres]. Puisqu’ils sont à l’âme ce que le soleil est à la terre, je trouverais avec eux toutes les lumières, tous les secours dont j’ai besoin, mais je ne vois nul espoir d’avoir jamais cette satisfaction. » (Lettre XX)
« Les vierges qui […] habitent [le couvent] sont d’une ignorance si profonde qu’elles ne peuvent satisfaire à mes moindres curiosités. Le culte qu’elles rendent à la divinité du pays exige qu’elles renoncent à tous les bienfaits, aux connaissances de l’esprit, aux sentiments du cœur, et je crois même à la raison ; du moins leur discours le fait-il penser. » (Lettre XIX)
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